Coucou les loulous !
Me voici en Namibie. Je dois dire que ma première impression sur l’Afrique australe est plutôt positive. Lors de mon transit, le grand black des douanes m’a accueilli avec un grand « Welcome in Africa Jesus ! » avant d’entamer un long rire gras tout en me palpant dans la même position que celle du martyr susnommé. Quand à l’arrivée en Namibie, elle fut au dessus de toutes mes espérances. Arrivé sur le tarmac où dormaient paisiblement deux avions je trottine jusqu’à l’aéroport en évitant les criquets migrateurs. Bien entendu ma valise s’est perdue sur le trajet mais ça n’inquiète personne alors pourquoi le ferais-je ?
Je pars donc avec Fernando vers Windhoek pour retrouver Johann, mon boss. Fernando roule à 120 sur ce qui serait chez nous une nationale mouillée tout en communiquant par geste avec ses petits camarades qui le trouvent trop lent. Pendant ce temps je bave devant mes premiers babouins et ne m’étonne même pas de voir mon premier koudou à 50 m de la capitale. Pour les amateurs, sachez également que le stop à l’air de bien marcher ici, j’ai certainement vu plus de stoppeurs que de voitures !
Sur le parking du « Superspar » ™ de Windhoek, Johann m’annonce avec un grand sourire qu’en raison des fortes pluies trois rivières empêchent tout ce qui ne ressemble pas à un 4×4 d’approcher de Düsternbrook. Mon caleçon commence à me gratter…
Sur le chemin je découvre que Johann parle très bien français, ce n’est donc pas avec lui que je vais me perfectionner. Toutefois il est apparemment le seul de la ferme. Après avoir traversé les fameuses trois rivières et plusieurs « Guestfarms », nous arrivons à Düsternbrook.
Alors autant vous le dire tout de suite, c’est perdu. Rien à des kilomètres si ce n’est la montagne et le bush. Je m’attendais à ce que ce soit un peu plus désertique, mais l’incroyable saison des pluies qui sévit depuis novembre à l’air d’avoir fait du bien aux plantes. On fait le tour en cinq minutes, puis Johann me laisse me reposer. Je passe voir Circa le guépard à trois pattes et je gambade après des oryxs.
Au dîner je fais la connaissance de Kate, une bénévole écossaise à qui je suis censé faire pratiquer le français qu’elle a appris au lycée. Bien sûr Kyko, tout commentaire vaseux sur Kate ne sera pas publié.
4 mars
Après avoir déjeuner, je pars avec Kate promener Circa. On dirait un mélange entre un gros chien et un gros chat. Puis je pars pour mon premier job : Me balader à cheval dans la réserve avec Kate. Trop dur. Johann attend de nous que nous montions tous les jours un cheval qui n’est pas sortit souvent. Il aimerait tout particulièrement que je m’occupe d’un jeune étalon entier qui n’a été monté que deux fois. Je pense que le week-end à la ferme équestre n’était pas de trop, merci encore à Irène et Marion.
Après la ballade je passe au « Kindergarten » où Kate et moi devons travailler à peu près tous les jours de 10h à 13h. Mais aujourd’hui il n’y a pas d’enfants. Habituellement ils sont trois de trois et quatre ans. Deux jumeaux qui ont accompagné leur mère, malade du SIDA, à Windhoek d’où ils n’ont pu rentrer à cause des rivières dont j’ai déjà parlé. Et une petite fille qui est resté chez elle. Notre rôle dans le Kindergarten est de préparer ces enfants à l’école primaire.
A midi mon sac m’attend à l’accueil et je peux enfin me changer, mais impossible de mettre la main sur mes jumelles. J’espère les avoir oubliées à Paris…
Bon et puis vous attendez pas a avoir trop de news, internet bug beaucoup ici

Kate et Circa

Sonnyboy et Amon




































